SUR L’ART DES MINES. 17
poids de celle au-deffus du pifton , comme celle qui eftau-deffous fuivant fa bafe : alors on peut régler les pro-portions d’une machine. U eft indifférent pour la pui£fance , que les tuyaux d’afpiration foient longs , & lesftipérieurs courts, ou que les tuyaux d’afpiration foientcourts Sc les fupérieurs longs ; car, dans les deux cas, files pompes ont une même hauteur , Sc les cylindres unmême diamètre , il en réfultera une même charge.
§. 496.
Le diamètre du tuyau d’afpiration Sc celui du cylindre,la viteffe du pifton Sc celle de l’afcenfion de l’eau dansles tuyaux, produite par la preffion de l’atmofphère,doivent être dans une proportion convenable ; car levuide, formé dans le cylindre par la levée de pifton, doitêtre entièrement rempli d’eau dans le temps même de falevée. Lorfque la machine produit tout fon effet, il nedoit point y refter de vuide; car , s’il en étoit autrement,elle n’éleveroit pas toute l’eau qu’elle peut, Sc qu’elledoit élever. Il eft encore indifpenfable que la hauteur dutuyau (oit proportionnée avec celle du cylindre, toutcomme leur diamètre ; car, il eft évident que dans deuxcylindres d’un diamètre différent , adaptés à des tuyauxd afpiration d un diamètre égal, ou que deux cylindresde même diamètre, dont l’un auroit une levée courte Sclente, Sc l’autre une longue Sc vive , la viteffe de l’afcen-fion de l’eau ne pourroit pas être égale, Sc qu’elle feroitTome IL C