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un trou. Cette diljsofition eft très - nécelfaire au piftorrqui n’a qu’un clapet. Les pillons à deux clapets étoient enufage dans les machines à feu : on les dilpofoit de la ma-nière fuivante. Ils confillôient en une alïiette de cuir,fig. 20 , qui couvrait entièrement le pillon , 8 c on arrêtoitpar-delîùs deux pièces de tôle en demi-cercle A, avec desvis : la fourche, figure 21 , formoit une croix qui débor-doit en A, ferroit l’alfiettede cuir fur la traverfe du piflon ;ce qui lui fervoît de fiche, & i’alfiette le féparoit ainfi endeux foupapes. Comme les grandes ouvertures de cesefpèces de pillons lailîènt palier l’eau fans beaucoup deprelfion, on apperçoit aifément les inconvéniens quiexillent dans la première efpèce que fai décrite. Il fautfeulement avoir foin que les clapets foient forts & faitsavec exaélitude, afin qu’ils ne plient point & qu’ils repo-lent par-tout également : ils valent beaucoup mieux encuir qu’en bronze. Il faut éviter qu’ils le renverlènt ens’ouvrant ; ce qui les empêcheroit de fe fermer. En géné-ral, les pillons à deux clapets, font meilleurs que ceux àun feul, puifque ces derniers ferment l’ouverture troptard , Sc lailîènt par confisquent tomber trop d’eau»
§. 505.
De même qu’on a inventé plufieurs pillons, on a aulïiimaginé différentes méthodes de foupapes. Celle qui eftle plus en ulàge dans les Mines, confifte à afïèmbler &à coudre deux cuirs très-forts, comme je l’ai prefcrit