SUR L’ART DES MINES. 27
ci-devant pour les pillons. On garnit cette foupape dedeux afliettes de tôle ferrées par une vis, fig. io ; d’un côtéle cuir eft un peu en faillie, comme dans les figures 11 &i a en A j ce qui forme une queue pour pouvoir les clouerlur l’orifice du tuyau d’afpiration. Il faut que la foupapecouvre bien cet orifice, qu’elle y foit bien ajuftée s &afin qu’elle fe ferme vite ; & pour empêcher qu’elle ne lerenverfe contre le cylindre, on plie la tôle par derrièreenB, figure io. Les foupapes de bronze, dont on le fertpour d autres machines, ne rendent pas un bon lervicedans les Mines ; car, comme l’eau n’y eft jamais claire,mais quelle eft remplie d’ordures, de fable & de petitespierres qui s’alpirent avec elle, il refte toujours quelquechofe fur le tuyau d’afpiration ; ce qui empêche la fou-pape de fe fermer exaélement. Cependant, lorfqu’elle eftde cuir, le fable ou les petites pierres s’y incorporent, &elle ferme tou j ours bien. La même circonftance exifte dansla fécondé elpèce des pillons : par cette raifon , on a déjàremarqué que ceux de cuir étoient meilleurs que ceuxde bronze. Quand dans les machines, les tuyaux d’afpira-tion font de bronze, on peut remédier en failànt l’orificedu tuyau plus large & oblique , & en adaptant la fou-pape dedans ; ce qui ne feroit pas applicable aux tuyauxde bois, parce qu’on affoibliroit trop le bois.
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