SUR L’ART DES MINES. 31
leur & de cinq de large, qui font échancrés à leur extré-mité, & alfemblés figure 13 , A ; on les arrête, & on lesferre avec des cercles obliques B. Chaque cercle efl fou-tenu dans là pofition oblique par deux crampons enchâflesen C ; enfuite on chafîè des coins dans leur intervallepour lesbien joindre ; c’efl ce qu’on appelle un jcrrage .
A mefure qu’on defcend on fait les tirans inférieurs moinsforts , afin de diminuer, autant qu’il efl; poïfible , lagrande charge, parce que ce ne font que les fupérieursqui la portent : mais pour que ces tirans puiffent agirtoujours dans une même direélion, on les enferme entredeux traverfes en plufieurs endroits du puits, fig. 1 , M ;& cela fi étroitement , qu’ils n’ont que l’elpace néceflairepour leur palfage. On adapte des rouleaux N à ces tra-verfes , afin que le mouvement des tirans fe fafle avec lemoins de frottement poïfible ; & comme , malgré cesrouleaux , les tirans s’uferoient encore, on les garnit dansces endroits de litteaux de hêtre, en O, de trois quarts depouces d’épaiflèur, qui font arrêtés avec des clous & descrampons, & on les change iorfqu’ils font ufés. Il arrivequelquefois qu’un tirant fe rompt; ainfi, pour éviter que lapartie caflee ne tombe dans le puits & ne caufe beaucoupde dégât auboifage & aux pompes, on les arrête, de dif*tance en diftance, avec des chaînes aux traverfes des pom-pes , figure 1 , en P ; ce qui empêche entièrement leurchûte. Il y a double rangée de tirans à la plus grande par-tie des machines hydrauliques , parce que les machines