SUR L’ART DES MINES. 3fqu’il ne s'introduit pas toujours un peu d’air, on a cou-tume d’y remédier, en jettant de l’eau deffus le pifton;alors l’introduélion de l’air eft interrompue, & la pompeproduit plutôt fon effet.
§. 512.
Quand une pompe lâche les eaux, ce défaut vient dece que la foupape ne s’ajufte pas affez exaétement furl’orifice du tuyau d’alpiration , ou qu’elle ne le ferme pasaffez vite. Mais fi elle n’afpire pas affez d’eau , c’eft unemarque que la fourniture du cuir du pifton ne vaut rien,& qu elle ne joint pas exaétement aux parois du cylin-dre. Dans les deux cas, la pompe n’alpire pas beaucoupd’eau , & la caiffe où aboutit le tuyau d’alpiration ledéborde. Il faut conféquemment avoir loin de les vifiterfouvent, afin de pouvoir y remédier à temps.
§. 513.
Quand on veut changer le cuir des pillons des pompesbaffes, on le lort du cylindre par le moyen du tirantde la machine ; on défait le pifton, on l’ôte & on enmet un autre tout prêt, qui le pouffe dans fon cylindrepar le même tirant, quand il delcend ; mais dans lespompes hautes, qui ont des tuyaux au-deflus du cylindre,on ne peut pas faire de même. Il faut défaire le tuyaud’afpiration, ce qui s’exécute facilement, en ôtant les
fupports entaillés qui le foutiennent. On pouffe alors le
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