SUR L’ART DES MINES. 37
très-inutile de s’y arrêter davantage. Je remarquerai doncque les pompes refoulantes n’ont point de tuyau d’afpi-ration, mais qu’elles confident feulement en un cylindre.8c en un tuyau montant, La différence qui exifte entreelles eft donc, en ce que-le pifton garni de cuir eft fansclapet & maffif ; dans le cylindre il y a une foupape àfon orifice, par laquelle l’eau s’afpire, 8c elle eft refouléepar la defcente du pifton jufqu’au-deffus du clapet dansle tuyau montant, dans lequel elle monte par la répéti-tion des levées du pifton, jufqu’à ce quelle fe déchargeà fon orifice. Il y aplufieurs circonftances dans les Minesqui empêchent cette conftruélion. Car, i°. une pomperefoulante demande un réfervoir profond, puifqu’il fautqu’elle foit plongée dans l’eau jufqu’au-deffus du cylin-dre , & , par cette même railon, le rechange des cuirsferoit toujours difficile. i°. Elle eft difpendieufe, puifquela plupart des tuyaux doivent être de bronze ou de fer.3 0 . On feroit obligé de conduire à la chaudière princi-' pale toutes les eaux de la Mine ; même des galeries lupé-xieures, d’où elles feroient extraites à la fuperficie; 8cenfin, elle feroit impraticable dans les approfondiffemensqu on pourfuit.
§. 51 6 ,
Une pompe afp irante 8c refoulante eft compofée desdeux efpèces décrites d-deffus. Son ufage dans les Mineséprouve les mêmes inconvéniens que les, pompes refou-