SUR L’ART DES MINES. 39ferme par le poids de l’eau dont elle eft chargée, 6c em-pêche qu’elle ne recule dans le cylindre. La répétitiondes levées du pifton oblige ainfi l’eau à remonter dans lestuyaux fupérieurs jufqu’à ce qu’elle fe décharge. C eftde cette manière qu’eft difpofée la pompe afpirantc 6crefoulante dans la machine à colonne d’eau, n° 3 dupuits du Léopold, qui fait monter l’eau à quarante-ftxtoifes de hauteur depuis le réfervoir de la feptième galeriede pafïage Sargozi, jufqu’à la galerie principale d’écou-lement de l’Empereur-François. Le cylindre 6c autrestuyaux inférieurs font de bronze; les tuyaux de moyennehauteur font de fer , & les fupérieurs de bois.
§• 5 * 7 -
Cette efpèce de pompe ne peut être appliquée quedans un puits qui ne s’approfondit plus, 6c dans lequelil ne defcend point d’eaux des paffages fupérieurs, oulorfqu’elles font élevées par d’autres pompes 6c machinesen même temps. Dans ce cas, elle eft préférable auxautres pompes afpirantes ; car on ménage par ce moyenbeaucoup de cylindres, 6c les fournitures confidérablesde cuir, de fer 6c de tiges. On évite prefque tous lesfrottemens, 6c on facilite beaucoup la force motrice. Onpourroit retirer les mêmes avantages des pompes refou-lantes , s’il n’y avoit pas l’inconvénient du rechange descuirs dans des réfervoirs auffi profonds*