SUR L’ART DES MINES. 49droit avec la cage de la roue : cela fait, on met les brasêc on les enfonce. On adapte fur ces bras les courbes,pièce par pièce, & on les cheville ; enfuite on placeles palettes & les fonds pour former les godets, Sc onfinit par clouer des planches dans le fond intérieur ducercle de la roue ; on les joint bien, & on bouche toutesles fentes avec des étoupes, pour que le cercle de la rouene perde pas l’eau. Il faut avoir attention , en pofant laroue , que tous les bras faftent un angle reélangle avecl’arbre Sc qu’ils n’aient point d’inclinaifon. Dans le cascontraire, il faudroit tâcher d’y remédier avec des coins.La manivelle eft compofée de quatre parties ; Vaile ,figure7, A, qui s’enchâiTe dans l’arbre, comme ori vientde le dire ; fon col, qui lui fert de tourillon D, Sc quife meut, par le moyen de la roue, lùr la crapaudine ; fonbras E, & fon anfe F 5 à laquelle eft adapté le tirant prin-cipal , qui eft la ligne de direction du mouvement ; Scpour que ce tirant ne puifte pas fortir de l’anfe, il y adans cette partie un trou , dans lequel on met une gou-pille en G. Le bras eft de différente longueur. Sa longueurdoublée donne la levée des pompes. Il faut néanmoinsobferver, qu’une grande longueur de bras n’eft jamaisprofitable; car , comme la force de la roue eft augmentéeautant de fois que le bras eft contenu dans fon rayon, fui-vant le §. j23 , il eft évident que , plus il eft long ? pl usla roue perd fa force , car avec un bras court , on peutaufli produire une grande levée; conféquemmentles bras
Tome IL G