SUR L’ART DES MINES.
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§. 529.
Le canal par lequel fe décharge l’eau fur la roue , nedoit pas être plus large que le vuide d’une courbe a 1 au-tre , afin que l’eau qui y tombe ne fe perde point mal-a-propos en rejailliftant fur les courbes. L’eau doit être con-duite par le canal fur le quatrième godet, parce que fonpoids , plus près de la perpendiculaire , feroit inutile, enraifon de fon peu d’éloignement du centre de la roue ;de même qu’une diftance plus éloignée fèroit nuifible àla puiffance, eu égard à la diminution du poids de l’eau.Enfin , pour que l’eau ne puifïe pas fe perdre en tombantfur la roue, on adapte fur les deux côtés des planchesqui font en {aillie de trois pouces au-deffus des courbes.
§. 530.
J’ai déjà dit que le poids de l’eau dans les godets , eftla caufe de la force motrice de la roue, 8c que cette puiffance elb multipliée autant de fois, que la longueur dubras eft contenue dans la diftance du point de la gravitespécifique de l’eau. Cette diftance eft dans chaque godetdifférente, puifque la gravité fpécifique de l’eau prefte enligne perpendiculaire. Ainfi, pour calculer la puiffanced’une roue, il faut, i°. tracer la moitié d’une roue avecfon rayon , fuivant les dimenfions d’une échelle, p oUrpouvoir défigner lafituation de l’eau, depuis le premiergodet où elle entre , jufqu à celui où elle fe décharge ,
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