SUR L’ART DES MINES. 53
réunis. Si on calcule , fuivant les dimenfions prefcritesdes longueurs, largeurs & profondeurs d’une roue de fixtoifes, le contenu cubique par l’une: ou fautre méthode,on trouvera que tous les godets contiennent vingt quin-taux 8c demi d’eaù. Le bras de la manivelle eft de deuxpieds de long ; conféquemment fa longueur eft contenueneuf fois dans celle du rayon. Ce nombre multiplié parvingt quintaux 8c demi, fait cent quatre-vingt-quatre écdemi. Si on calcule donc cette femme, fuivant la propor-tion fufdite, le réfultat de toute la puiftance de la rouefera cent quarante-un quintaux 8c demi: c’eft fuivant cettepuiftance qu’il faut établir les pompes, en confidérantleur poids 8c leur frottement. Cependant il faut obfèrverque, dans toutes les machines, la puiftance doit être plusconfidérable que la charge , parce qu’alors elle eft élevéeavec plus de vitefte ; c’eft par cette raifon qu’ici on donneordinairement aux machines un excédent de huit'quin-taux de puiftance. Lorfque dans une Mine on veut établirune machine, 8c qu’on connoît la quantité d’eau qu’ellefournit par vingt-quatre heures , la hauteur à laquelle ilfaut l’élever, ainfi que le diamètre des pompes, en divifantla charge par la fomme des longueurs du bras de la mani-velle , on trouvera le poids de l’eau que les godets doi-vent contenir. Mais comme les frottemens font toujoursconftdérables dans les machines, il faut nécessairementencore les ajouter à la fomme fufdite ; c’eft cette fommetotale qui détermine la quantité d’eau qu’il f aut dans