SUR L’ART DES MINES.blemachine, il faut favoir le poids de toutes les partiesde la roue, qui fe meut fur les tourillons ; alors on calculeles frottemens fuivant les principes ordinaires ; e’eft-à-dire , que la puillànce qui tient l’équilibre avec les frot-temens, doit être à la quantité des frottemens, commeleur diftance d’éloignement eft à celle de la puiffance. Ilfaut remarquer que quant aux pivots , on admet le tiersde la charge , Sc quant aux tourillons, la moitié ; maiscomme les frottemens de ces derniers diminuent en raifonde leur proximité du point de repos ; alors on ne doitcalculer les frottemens du tourillon, qu’en raifon desparties qui pofent fur la crapaudine ; car j’ai déjà dit dansl’article de la machine a modérateur qu’on fe trorn-peroit beaucoup de calculer les frottemens fuivant toutela groffeur des tourillons ou pivots. Au furplus, il eft très-difficile de pouvoir calculer à la rigueur les frottemensd’une machine ; il fuffit d’en approcher le plus près qu’ileftpoffible; car les frottemens des pivots ou tourillonsfont beaucoup diminués par l’engrais. De même les frot-temens font toujours plus confidérables dans une nou-velle machine , que dans une qui marche depuis long-temps , Sc dont toutes les parties fe font déjà polies.
§• s 3 2 -
Elus les godets d’une roue fe remplirent prompte-ment de leur charge d’eau, plus la roue tourne avec