SUR L’ART DES MINES. 67abfolument néceffaire de confolider le fol de la cage,autant qu’il eft pofîible, pour prévenir cet inconvénient.On parvient à ce but par un lit de glaife de deux pieds dehauteur , qu’on foule avec un pilon. Cela fait, on pofèdes folives de fondations tranfverfales , dont les deuxextrémités entrent dans le mur. Les murs doivent avoirune épaiffeur proportionnée à la nature du terrein. Enles conftruifànt, on pofe des bois à quelques pieds au-deftùs du fol ; enfùite on garnit le foi avec des folives ,qu’on arrête avec des clous fur les tranfverfales, leurs fen-tes fè bouchent foigneufèment avec des étoupes ou avec dela mouftè,& on attache encore par-defîus des litteaux avecdes clous. Les faces intérieures fè boifènt jufqu’à une cer-taine hauteur avec des planches, qui fè clouent aux piècesde bois dans le mur. Par ce moyen, on évite la filtrationdel’ eau, Sc on empêche que le mortier ne fe détache. Ileft encore néceffaire que ce foulement du fol fe continueà une certaine diftance dans le canal de décharge, juf-qu’à ce qu’il entre dans un autre canal affuré.
§• 547 -
Ces cages fe maçonnent de cette manière jufqu’à lahauteur de l’arbre de la roue , Sc le refte fè fait en bois ,ou on continue les murs jufqu’en haut. On met des folivesde chêne dans l’endroit où doit être placé l’arbre , furlefquelles il pofe dans fes crapaudines, & on y laifîè desouvertures de quelques pieds de diamètre, pour pouvoir