SUR L’ART DES MINES. 75
Sc la fomme de cette puiffance , jointe à celle provenuede la multiplication du bras de la manivelle avec fonrayon, en admettant la longueur du bras de la manivellepour un , les deux produits donnent toute la puiîTancede la roue , fur laquelle il faut proportionner la charge.
§• 55 8 -
Comme les larmiers des roues à chute inférieure doiventêtre fort épais , il faut néceffairement, pour que le cou-rant d’eau puiffe faire mouvoir la roue Sc produire toutfon effet, que les côtés du canal de chute ne foient pasplus larges que la roue, & qu elle n’ait que l’efpace né-ceffaire à fon jeu , afin que l’eau puiffe donner contre lesaubes. Le fond, ou le lit du canal, doit être auffi très-près des aubes, afin que l’eau ne puiffe pas paffer inutile-ment par-deffous. Il eft encore effentiel que le canals’ouvre après la roue, Sc qu’il ait auffi plus de pente, pourque les eaux le déchargent promptement, Sc que lesaubes ne foient pas long-temps dans l’eau ; ce qui nuiroitau mouvement & à la force de la roue.
§• 55S>-
Lorfqu’on ne peut pas avoir de l’eau à difcrétion , lesmoyennes roues font préférables aux grandes ; car quoi-qu’on obtienne une plus grande force par les plus hautes,en raifon de leur éloignement du point de force , onreperd au temps ce qu’on gagne à la force ; mais quand
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