SUR L’ART DES MINES. 81
'nuellement dans une ligne horizontale, Sc quelle nepuiffe pas baiffer par fon grand poids, ce larmier efl arrêté■par douze grands fupports F,. Sc autant de petits G,figure i, dont une de leurs extrémités s’emboîte par untenon dans les bras croifés , Sc l’autre dans l’arbre verti-cal. L’arbre efl mobile à l’aide d’une jemelLe dans unepierre creufe ; Sc dans fon autre extrémité , fon pivot femeut dans un cercle de la même manière que les arbresdès tambours; des bras principaux Sc des bras d’aide il yen a huit qui font faillans du larmier de cinq pieds, aux-quels on adapte des crochets pour atteler les chevaux.Le diamètre de cette roue' fe fait de différente grandeur ;car, comme dans cette machine, ainfi que dans les au-tres , la force eft augmentée en raifon de la grandeur dudiamètre , on lui donne, lorfqu’il y a une grande chargeà élever, fix toifes de diamètre ; on règle auffi le nombrede dents fur la grandeur; on les éloigne ordinairementdu point de leur milieu de cinq pouces l’un de l’autre,ou quelque chofe de plus. Par ce moyen une roue de fixtoifes contient communément deux cents foixante-quatredents. On ne les pofe point en ligne droite ; mais on leschange alternativement, fig. 3, A, pour que les fufeauxdans la lanterne ne foient point attaquées de toutes cesdents dans un même point, Sc pour qu’elles ne s’ufentpas trop vite ; leur groffeur fe difpofe faivant la charge.Cependant il faut remarquer que plus les dents Sc lesfufeaux font forts , plus ils caufent de frottemens , puif-Tome IL L