SUR L’ART DES MINES. 8$pouces d’épaiifeur & de huit de largeur. Chaque larmiereft arrêté par quatre bras croifës , fig. i M qui envi-ronnent l’arbre, & qui y font arrêtés. La diftance düvuide d’un larmier à l’autre, eft de quatorze à quinzepouces ; & les fufeaux L traverfent les larmiers, 8c y fontarrêtés. Il faut encore obferver ici que , du milieu d Uflfufoau à l’autre, il faut qu’il y ait la même diftanee quiexifte du milieu d’une dent à l’autre. De cette manière,une lanterne qui a neuf pieds de diamètre aura foixante-fix fufeaux, & la grande roue de fix toifos, deux centsfoixante-quatre dents. Mais, comme les fufeaux éprou-vent beaucoup plus de frottemens que les dents, il.fautnéceflàirement qu’ils foient faits d’un bois de chêne très*dur, & qu’ils foient encore d’un tiers ou d’un quartplus gros. On fait communément les dents de hêtre, &les fufeaux de chêne ou d’orme.
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L’arbre de la lanterne eft tout comme celui d’unç rouehydraulique, 8c d’une même épaifteur 8c longueur. Onadapte à un de fes côtés une manivelle8c à l’autre untourillon, & on y met des cercles de fer pour les arrêterplus folidement. Ou la manivelle eft ftmple , comme àune roue hydraulique, ou elle eft double ; la doublemanivelle > fig. 6 , a une aile A & deux tourillons B *qui fe pofent dans des crapaudines ; deux bras courts C ,8c un long D, qui eft le double des courts, 8c qui
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