SUR L-ART DES MINES. 99vuide , mais qu’il y relie toujours quelque air qui réliftéà celui de l’atmolphère, par cette raifon ou n admet lapreflion de l’air pas plus conlidérable que le poids dunëcolonne d’eau de ce même diamètre & de vingt ^quatitèpieds de hauteur. Si nous admettons donc un cylindre détrente-fix pouces, comme celui Koeniglègg, alors unecolonne d’eau de vingt-quatre pieds peferoit i 1 6 quin-taux 53 liv. ; ce qui fèroit la véritable puilTance. Aprè$cela il faudroit calculer le poids, 8 c les frôttemens despompes 8 c ceux de la machine, qui confiftent dans lesfrôttemens du pifton contre les parois du cylindre , dans,le poids des balanciers, 8 c leur charge qui prefle par les?ailfieux dans les crapaudines, fur lelquelles ils font po-fés, 8 c dans ceux des mouvemens du gouvernail. Tous- ces frottemeus s’évaluent communément dans nos Minesà vingt-trois quintaux. ^
§. 580.
Il faut encore remarquer qu’ily a dans cette machine unedouble charge 8 c une double puiflànce à confidérer ; car,aufti-tot que le pifton eft poulie en bas par la preflion de1 air, cette puiflànce même le change en poids conlidéra-ble, qu’il faut vaincre par une autre puiftance , c’eft-à-direpar la force élaftique des vapeurs. Conféquemment il fautque tout le poids de cette preflion, qui eft de 11 6 quin-taux 5 3 livres, ainfi que celui du pifton & de fes frotte-Ùaens, foit vaincu ; d’où il réliilte que la puiflànce élaf-
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