IOI
SUR L’ART DES MINES,produire une plus grande quantité de vapeurs élaftiques.Les chaudières de Schemnitz ont une proportion aucylindre comme de onze à un ; mais comme le tiers dela chaudière eft rempli d’eau, le vuide, qui contient lesvapeurs eft, à celui du cylindre , comme fept un tiersà un. Il refte, par conféquent, après chaque levée dupifton, encore aftèz de vapeurs pour remplir fix fois lecylindre. Cependant, comme à chaque levée leur élafti—tîcité diminue d’un fèptième , leur force deviendroittoujours plus foible, fi cette diminution n’étoit pas rem-placée par de nouvelles vapeurs de l’eau bouillante ; cequi entretient fon élafticité égale. Ainfi, comme la mul-, titude des vapeurs dépend de la plus grande furface del’eau dans la chaudière, il eft naturel que la chaudièredoit avoir une proportion convenable au cylindre, tanten hauteur qu’en largeur.
§. 582.
Enfin, il ne refte plus qu’à décrire comment on meten mouvement cette machine. Quand l’eau eft bouillante,on fait ouvrir par le Garde-machine le clapet, afin queles vapeurs puiffent entrer dans le cylindre , l’échauffer ,ainfi que les tuyaux, & en chafter l’air. Aufli - tôt queles vapeurs dans la chaudière font affez élaftiques, ilpouffe le clapet du tuyau d’air, qui fort avec un bruit,ce qui eft le fignal pour faire marcher la machine. Legarde ferme le clapet de la gorge, & ouvre le robinet