SUR L’A R T DES MINES. 107
de leur quarré. Si nous voulons donc appliquer ce prin-cipe à la machine à colonne d’eau, nous ne pouvons pascompter toute la hauteur de la chute de la colonne d’eau ;car, comme l’eau a une contiguïté 8 c une colonne maffive qui preiTent contre le robinet, 8 c que, confequem-ment, à chaque levée de la machine, l’eau ne tombe qued’une hauteur fuffifante pour remplir le cylindre, jus-qu’au plus haut terme de la levée du pifton ; ainfi fa chute8 c la viteflè réfultante ne peuvent être calculées pourplus de hauteur. Si nous admettons donc le diamètre ducylindre à 13 pouces, le diamètre des tuyaux de chuteà 6 pouces , 8 c l’afcenfton de l’eau dans le cylindre à 6pieds , alors le contenu quarré de leur diamètre feradans la proportion de 1 à 4 f {, ou , pour fimplifier ,de 1 à 4 , ; par conféquent l’efpace que l’eau parcourtdans les tuyaux de chute , pendant quelle monte dansle cylindre, & quelle le remplit, fera de4 j de fois ,l’afcenfion de l’eau dans le cylindre , c’eft-à-dire , de2.8 pieds d’hauteur. Comme, fuivant le principe de l’ac-celeration du mouvement, un corps tombe, dans lapremière féconde , de 15 pieds; la chûte d’eau fufditeferoit une fécondé 8 c demie à parcourir cet elpace. Maispuifque la chûte d’eau eft proportionnée à l’afcenfiondans le cylindre, comme les quarrés des diamètres, il fautpar conféquent que cette afcenfion dans le cylindre £èfalfe dans 7 fécondés. Si nous adoptions pour la defcentedu pifton encore 7 fécondés, le temps intermédiaire d’une
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