SUR L’ART DES MINES. 119chaudière, jufqu’à ce qu’elle foit remplie, 8c que 1 eauforte par le petit tuyau N ; enfuite il ferme les deux ro-binets , 8c donne au garde fiipérieur un lignai par lemoyen d’un fil d’archal, adapté à un marteau qu il tire.Celui-ci ouvre aufïi-tôt les deux robinets lies enfemblepar la chaîne; 8c ouvre le tuyau de chûtè 8c celui del’air , afin que l’eau puifîe entrer dans la chaudière fupe-rieure D ; ce qui comprime l’air contenu dans cette chau-dière , 8c l’oblige de paffer par le tuyau d’air G, & dedefcendre dans la chaudière inférieure , où il preffe l’eauqui y eft contenue, 8c ta force à monter par le tuyau K,8c a fe décharger fur la galerie d’écoulement. Lorfquecette opération eft finie, ce que l’on reconnoît a 1 eauqui fort par les tuyaux avec beaucoup de bruit, le gardede la chaudière fupérieure ferme les deux robinets liésenfemble par la chaîne; c’eft-à-dire celui du tuyau dechute 8c de celui de l’air, il ouvre le tuyau de décharge E&le petit tuyau F, 8c laiftè écouler l’eau; puis il ouvrele robinet du tuyau de l’air feul, afin que i’air comprimédans la chaudière inférieure puifîe monter dans la chau-dière fupérieure , 8c s’y répandre. On recommence en-fuite le jeu de la machine.
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Le calcul de cette machine eft fondé principalementfur deux principes. Le premier, eft celui déjà cité plu-heurs fois, que Jî on multiplie la ba^e d’une colonne d eau.