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SUR L’ART DES MINE S.conféquent la force n étoit pas égale. La preffion de la■colonne d’eau, dans le premier cas, étoit de 121 ^ quin-taux , 8c dans le fécond , de 2210. La colonne d’eaudans la chaudière inférieure, 8c celle du tuyau montantde fèize toifes de hauteur, pefoit 368 quintaux, que lajmiffance de cette machine devoit vaincre.
§. 598.
Ainfi, on voit que le calcul de cette machine eftfondé fur les principes fuivans : i°. Il faut, comme danstoutes les machines, que lapuijfance foit plus grande quela charge . 2°. La chaudière inférieure -, le tuyau d'air& le vu’ide de la chaudière fupèrieure , dans lequel Je con -prime l'air ^ additionnés enfemble > doivent avoir un con-tenu cubique moins conjidérable que celui de la chaudièrefupèrieure feule lorfqu’elle eft remplie d’eau. Il fautencore obfèrver que, puifque l’air comprimé dans lachaudière fupèrieure doit paiïer par le tuyau d’air dans1 inférieure, s’expanfe un peu en chemin faifant, & oc-cupe plus d’efpace, il perd de fa puiflance en raifon decette expanfion ; déduétion faite de cette perte, la puif-fànce effeélive de la hauteur de vingt-deux toifes dechute d’eau, eft de 1098 quintaux, 8c celle de quarantetoifes de 187^ quintaux. Il s’enfuit de-là que plus lediamètre du tuyau d’air eft petit, moins l’élafticité dede 1 air eft affoiblie. Mais dans les plus larges, il fautTome IL Q