SUR L’ART DES MINES. 173
§. 648.
Lorfqu’on pofe les morceaux de fer obliquement vers •le haut, il ne faut pas donner une pente trop foible auxcanaux, pour que l’eau de cémentation puifle continuel-lement lui donner de nouveaux chocs. L expérience afait voir que de cette manière on retire plus de cuivre,& que ion dépenle moins de fer, Sc que le cuivre le pré-cipité tout auffi bien , quoique les canaux foient moinslongs ; ce qui eft fondé fur ce que la précipitation d’unliquide fe fait beaucoup mieux par le mouvement dufluide, comme on le voit dans la diifolution des métauxpar les acides , Sc quand on les précipite par un autremétal. Par exemple , la précipitation de l’argent par lecuivre, Sc celle du cuivre par le fer , c’eft-à-dire , lemétal quon doit diffoudre, efh toujours défrayé par lemouvement du liquide des particules difloutes Sc adhé-rentes à fa lurface, pour que l’acide puilfe mieux atta-quer de nouveau la lurface du métal en diffolution. Oùle fer eft diflout par l’acide de l’eau de cémentation Sc fechange en crocus, les particules de cuivre qui fe pré-cipitent , ainli que le crocus du fer , s’attachent au fer,& empêchent par-là fa dilfolution ultérieure : mais aumoyen des préparatifs cî-deflùs-, les particules de cuivre& le crocus fe lavent continuellement ; Sc conféquem-ment l’eau de cémentation qui y palfe, peut toujoursattaquer le fer de nouveau.