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Tous les quatre jours on tire des canaux, avec des ;balets, le dépôt du cuivre ; & comme la plus grande jpartie du cuivre fè précipite dans les premiers canaux > jfon dépôt y eft toujours plus riche que dans les autres 5 jc’eft par cette raifon qu’on en forme différentes clafïès* jc eft-à-dirfe , en plus riches, en médiocres & en pauvres* ;qu’on entafîè feparément, pour que chacune puifïe êtrefondue en raifon de fon contenu. Le plus riche contientquatre-vingt livres de cuivre raffiné au quintal ; <& le pl^pauvre, deux à' trois livres ; le refie eft un ochre ferrtf'gineux. Pour avoir un quintal de cuivre de cémentationpur, on dépenfe deux cents quatre-vingt jufqu’à deü*C'ents quatre-vingt-dix livres de fer. Quand le fer reft elong-temps dans l’eau de cémentation qui eft tranquille >ou qui a une pente très-foible , le cuivre prend la forfl^de la pièce de fer & devient compaéte ; mais comme $n’eft point un avantage , ainfi qu’il a été dit plus hatft>on fait ceffer cette opération, à moins que ce ne f ûitpour quelques pièces curieufès pour des cabinets qu’ 0 * 1donne à certaines perfonnes.
§. 650.
Au moyen d’une femblable eau minérale, on fabriff^dans le Herrengrund une couleur verte, qui fè vendfi ollSle nom de vert de montagnes. Cette eau f qui filtre eg a