i 7 8 . I N S T R U C T I O N
§. 654.
L’auge à piler eft de différente longueur, fuivant laquantité de pilons quon veut établir. La multiplicité despilons, fe règle d’après la quantité & la chûte d’eau qu’ona pour le mouvement de la roue. Plus il y a de pilons,plus il faut d’eau ; c’eft pourquoi, quand on a peu d’eau,on ne met que trois pilons dans une auge. Communémentil y en a fix ou neuf ; alors on les fépare, & on en met troisdans chaque auge. Prefque tous les bocards étoient ci-devant difpofés à neuf pilons, & l’auge étoit partagée entrois parties. Cet ufage fe pratique auffi dans d’autres Mi-nes ; mais on a changé cette méthode par de folides rai-fons , & on ne divife chaque auge qu’en deux parties,dont chacunes contiennent cinq pilons. On continue &établir , peu-à-peu , les anciens , d’après cette méthode*Nous ne décrirons donc qu’une pareille auge.
§• 655 *
L’auge A, efl une caifle en quarré-long , qui fe fai ravéc des madriers de bois de chêne, de fix pouces d’épail*"leur, qui s’afîèmblent en B. Il faut huit pièces longues#huit courtes ; on en pofè quatre d’un coté Sc quatre d el’autre. Les longues ont douze pieds ; les petites, qu’o* 1appelle pièces de flanc , ont quatre pieds & demi de lot 1 'gueur, & toutes un
échancrées à leurs extrémités pour leur ailèmblage,
pied de largeur. Elles font tout e