SUR L’ART DES MINES. 179e Ees s’ajuftent l’une fur l’autre ; on lailfeen faillie de cha-cune^ Ion extrémité , une tête de neuf pouces. L endroit°u fe pôle cette auge , s’excave de cinq pieds de profon-deur , fur quinze de long & fix de large. Après que le foieft foulé d’un pied de hauteur avec de l’argille , on pofètranfverfalement fur ce même loi, trois (olives fondamen-tales C, qui fervent de fondement a 1 auge. On foule lerelie du vuide de l’auge, jufqu’à fon orifice , avec de laterre glaife. Dans ces {olives tranlverfales , on pôle d’au-tres bois à queue d’hironde D, avec des liipportsE, fig. 3,afin que toute l’auge le trouve bien ferrée dans le milieu.Quand l’auge eftpofée, on bouche foigneufement toutesles jointures avec de la moulîè, enluite on foule toutl’efp ace d’alentour avec de la terre glailè, pour empê-cher la filtration de l’eau. Cette auge ainfi arrangée a ,dans fon vuide intérieur , quatre pieds de hauteur ,vingt-trois pouces de largeur, neuf pieds fix pouces delongueur.
§. 656.
On pofe dans les flancs longs de l’auge, huit pièces,de bois F, de la même largeur Sc épaifleiir que les piècesB ; de manière qu’il ne relie qu’onze pouces de vuidedans la largeur. Enluite on pôle la folive qui forme lefond de l’auge en G, de neuf pieds fix pouces en lon-gueur, huit pouces d’épaifleur, qui repofe fur les folivestranfverfales ; & fijr le tout, on foule le fol de 1 auge.
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