SUR L’ART DES MINES. 215
Sui vient d’être dit, mais encore fur la farine qui fort,& porter toute fon attention pour qu elle ne {oit ni tropgtoiîe ni trop menue, & qu’elle ne fe dégorge pas iné-galement. Il faut pour cela qu’il prenne fouvent de lafarine dans une augette à main, qu’il l’examine en latouchant avec les doigts, pour juger fi elle eft bien, ou; f e lle eft trop groflè ou trop menue. Il faut auffi que lesQfficiers des bocards veillent par eux - mêmes fur cetobjet, puisqu’il peut réftdter un très-grand préjudice decette opération, & qu’on peut auffi l’éviter.
§. 694.
Il eft très-avantageux d’avoir un fol ferme dans l!auge.Si lauge eft profonde, & qu’on y mette peu d’eau , ily refte une grande partie de minérais pilé , puifque c’eft
| la matière la plus pefante. Le pileur d’aide & de farine
J Gagent dans cette boue morte, la réduifent en pure
I e cume qui s’en va avec l’eau fans fe précipiter ; d’où il
I teffilte une perte confidérable. Il faut donc que les
I parcelles qui s’approchent du pileur de farine, n’y fé-! journent que jufqu’à ce qu’elles foient réduites en farine ;^ il faut alors qu’elles fortent continuellement par lelrou du dégorgement. La levée du pileur de farine ne^^it jamais être bien éloignée du fol. Ceci s’obtientUn côté par une profondeur proportionnée de l’auge ;
1 autre, par une quantité d’eau proportionnée quientre dans l’auge.