SUR L’ART DES MINES. 217appelle les trous d’alongement'fk de raccourcijjhnent. Si leCantonnée le coigne plus vers le haut, le fol augmente& la levée devient moindre. Le cas eft contraire lorlquefe mantonnet le coigne plus vers le bas. Quand unePiaffe eft déjà ufée à un certain point, il faut remedierpar le moyen de ces mantonnets.
§. 697.
On voit dans prefque toutes les Mines, qu’on ne donnepas une levée égale aux pilons ; les arrangemens font fidifférens, que dans quelques Mines on donne la plus fortelevée au dégroififfeur ; la moindre, au pileur de la farine;de tout le contraire dans d’autres, en donnant la moindrelevée au dégroffiffeur, & la plus forte au pileur de la fa-rine. La différence de cette variation doit dériver de la dif-férence du minerais à bocarder. On a dit, au §. 691, quela levée du minérais dur alloit en augmentant depuis ledégroififfeur jufqu’au pileur de la farine , & que ce der-nier employoit plus de temps : on doit dans ce cas donnerune plus forte levée au pileur de la farine, pour pouvoirfabriquer dans le temps néceffaire la farine affez menue.Ceci eft pl us utile aux auges à trois pilons qu’à celles àcinq j par les raifons citées dans le même § ; mais fi lesminérais font d’une nature de pierre de gangue dure &difficile à brifer dans le premier dégrofliflage , & qui lèréduifen t néanmoins facilement delfous le pileur de fa-
en matière trop pulvérifée Sc écumeufe, on feroit^ ~ Ee
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Tome II,