SUR L’ART DES MINES. 229parce que le laveur, dans une grande largeur, ne peut-aller 8c venir affez vite avec le rouable pour travailler laMatière ; ce qui fait que beaucoup de parcelles s’échap-pent d’un côté, pendant qu’il travaille de l’autre , 8cfont entraînées par l’eau, au lieu que dans une étroite ilfo rend maître de toute la table.
§. 713 .
Une table à laver- eft représentée dans la planche 20 e ,figure 6 , en perfpeélive, 8c dans la 7 e , en coupe longi-tudinale. Sa conftruélion eft faite de la manière fuivante :On forme un quarré long de la longueur & de la largeurrapportées dans le §. ci - deftus, en bois de chêne deonze pouces de largeur, 8c £ix d’épaifteur , en A , qu’onappelle des bandes, 8c qui fe pofent fur un fol forméen B , qui eft foulé avec de la terre glaife, de manièrequ elle ait une pente d’un pied ou environ. On peut alorsdonner a 1 aire de la table telle pente qu’on veut, puifquece fol e {I foulé de terre glaifè, 8c fe couvre de planchesen travers. Si l’on a befoin d’un changement de pente ,t>n ote ces planches, & on baillé le fol, ou bien on léfrauife avec de la terre glaife , 8c on remet les planches.
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On p 0 f e | a pioche triangulaire G à la haute extrémitéf table ; elle eft de la largeur de la table, 8c elle aVin gt-quatre pouces de large : on lui donne une pente