SUR L’ART DES MINES. ,
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§. 720.
Après avoir donné la defcription des tables, nous^lons traiter de leur manipulation : dans le réfervoir E ,ü-deflus détaillé, on jette ces différentes efpèces de ma-ires pilées, en y lâchant de l’eau par les deux trous ducanal des tables. L’eau, par conféquent, difïout conti-nuellement une portion de cette matière, qui fe déchargeP ar le petit trou adapté au bas du réfervoir , & qui s’in-troduit fur la table après avoir paffé par la planche trian-gulaire , où elle fe partage par le rejailliffement contreles petits blocs qui s’y trouvent ; ce qui fait entrer cetteuaatiere fur l’aire de la table en quantité de petits filsd eau. Le laveur repoufle alors en arrière , avec le roua-ge M , la matière qui defeend doucement, pour que lesparcelles de minérais puifîènt gagner du temps pour fedepofèr dans le haut, près la planche triangulaire. LesParticules légères font entraînées par l’eau ; ce qui obligeI e laveur à venir quelquefois à leur fecours avec ler °uable, & à les tirer infenfiblement en bas.
§. 721.
C’eft ici qu’il faut, fuivant la nature de la farine ,^ °Uner de certains coups de mains qu’un laveur n’apprendc °nnoître que par l’expérience. Premièrement, il faut^ Ue ^ ea u qui entre dans le réfervoir fur la farine, ait uneP r °portion déterminée. Cette eau, qui entre dans ceTome II, G g