SUR L'ART DES MINES. 249fe dépofènt ; enfuite on achève à purifier fur des tablesconvenables cette bourbe concentrée. Ce lavage eft unemanipulation pour l’été. Pour cet effet , il faut" que lesrefèrvoirs de bourbe fiaient allez grands pour contenir latourbe de tout un hiver qui s’y précipite.
§. 736.
Il eft très-nécelfaire que le fichlich foit propre ÔC con-centré , au point de mériter la fonte ; cependant il fautfe donner de garde de ne pas le rendre trop propre, parceque plus il eft propre, plus il fe perd de parcelles deminérais lors du lavage : car il n’eft pas poftible qu aumoyen d’un lavage fouvent réitéré , il 1 ne s’échappe pasquelques nouvelles parcelles de minérais avec celles dela pierre qui les entraîne, ce qui caufe toujours une nou-ille perte. A Schemnitz, on donne un tel degré de pu-re té , que le Jchlich du minérais de plomb doit contenirquarante-huit livres de plomb par quintal. S’il y en amoins, on punit le laveur. Ces fchlichs du minérais deplomb contiennent une demi-once d’argent, 8 c dans lemarc provenant de cet argent, font contenus cinquantea foixante deniers d’or. Les fchlichs de pyrite contiennentUn feizième jufqu’à un huitième d’once d’argent, 8 c cont-iennent aufîi un peu d’or.
Tome II,
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