SUR L’ART DES MINES. 325au défaut de fes Mines, il feroit à peine un village dontles habitans, toujours dans la misère , ne pourroient en-tretenir qu’un très-petit nombre de beftiaux en raifon del’aridité des montagnes. U y a dans cette ville beaucoupde marchands, d’artifàns & d’autres qui paient tribut auSouverain. Il en eft de même de plufieurs autres villes desEtats de la Reine, où il y a des Mines. Les étrangers yabondent, cherchent de l’occupation dans les Mines, s’yétablirent. Ils augmentent conféquemment le nombredes habitans. On fait même que la plupart des Mines dela Hongrie ont été exploitées par des étrangers qui s’yfont établis.
§. 7.
De pareils établifïemens augmentent non - feulementle tribut, mais ils procurent encore à tout l’Etat l’or &1 argent qui fo monnoient, Sc qui circulent par descanaux infinis jufqu’à la caifte du Souverain. Il fe formedes fabriques & corps de métiers , qui font égalementaflùjettis au tribut. Il eft donc certain que la caiffe duSouverain tire médiatement Sc immédiatement un avan-tage confidérable des Mines. On le verra encore dansun plus grand jour , iorfque je traiterai de celui qu’entire tout le public.