INSTRUCTION
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§. 8 .
Lé commercé public fe multiplie immédiatement ;Car non-feulement les perfbnnes qui travaillent dans lès ,'Minés, aux fonderies Sc autres opérations, gagnent leurvie , mais quantité d’afîociés vivent de leur bénéfice ;beaucoup y font une telle fortune, qu’ils amafïènt desrîchéfles immenfes. L’Etat fourmille, par ce moyen, de*bourgeois riches ; ce qui ne fèroit pas, fi les métauxreftoient enfouis dans le fein de la terre.
§• 9 -
Le commerce public s’augmente bien plus médiate-ment. Perfonne n’ignore que le produit des Mines n’en-traîne après lui l’établiflèment des arts Sc métiers, desmanufaétures Sc autres qui exiftent dans un Etat, où fefabriquent toutes les chofes néceflaires à l’ufage deshommes , même au luxe de l’Etat. Les ouvriers en or &en argent, les tireurs de fil d’argent, les fabriquants de-galons Sc les orfèvres, font mille chofes des métauxprécieux: les chauderonniers,les fondeurs de cloches*les dinandiers, les potiers d’étain , Sc quantité d’artiftesqui travaillent en fer Sc en acier, gagnent avantageufe'ment leur vie par le moyen des métaux de moindrequalité. On fait des comportions du plomb, du vif"argent, Sc des autres fémi-métaux Sc minéraux, ce q ul