SUR L’ART DES MINES. 327fait travailler beaucoup d’ouvriers. Une grande partie deshabitans d’un pays , principalement des villes , viventdu produit des Mines , 8c ils paient tous tribut au Sou-verain. Le commerce public s’augmente donc média-tement par les exploitations des Mines, ainfl. que lespropriétaires.
§. 10.
Cela n’eft pas tout : le commerce s'augmente encoredun autre côté ; il faut des vivres pour les perfonnesqui font dans les Mmes. Les endroits ou ces memes Minesfont fltuées , font communément arides, & produifentpeu ou rien du tout de ce qui eft néceffaire a la vie del’homme. Les grains 8c autres, denrées viennent des Pro-vinces voifines , qui trouvent conféquemment le débitde leurs vivres , de leur bétail 8c de toutes leurs produc-tions. En revanche elles tirent de l’argent comptant , quicircule 8c fait fleurir ragriculture. La noblefle qui a desterres dans le voifinage des Mines, en tire également urtbon parti ; & ordinairement les terres voifines des Minesfont mieux cultivées, plus peuplées, 8c l’agriculture plusen vogue. Par exemple , une grande partie de la bafle-Bongrie tire fa fubfiftance des Mines, de Schemnitz 8c.Kremnitz ; 8c une grande partie de la haute -Hongriedes Mines de cuivre de Schmolnitz. Il en efl; de mêmedans la Tranfylvanïe dans le Bannat de Témefwar, où ily beaucoup d’exploitations de Mines ; 8c toute la Stirie