SUR L’ART DES MINES. 329quent fournir ces mêmes vivres en bien plus grandequantité, Sc par-là le commerce public s’augmente ,ainfi que le revenu du Souverain par les tailles, lesimpôts, la confommation du fei, les droits de péage Scde douane, Sc autres de cette nature.
§• 13*
Nous allons aéluellement confidérer futilité des Mi-nes , prife dans fon 3 e Sc 4 e point de vue, Sc démontrercomment un Etat augmente fon capital par la réduélionde for Sc de l’argent en monnoie, par le débit desmétaux de moindre qualité, & des autres fubftancesmétalliques.
§. 14.
Tout l’argent monnoyé qui circule dans un Etat,forme le capital d’un pays ou la richefte de ce mêmeEtat. S’il y circule beaucoup d’argent, dès-lors il eftriche : dans le cas contraire, il eft pauvre. Si chaque paysproduit ce qui eft néceffaire pour fes beloins particuliers,même pour le luxe, qui lui eft devenu comme indilpen-fable , Sc que par conféquent il n’a pas befoin de lèsvoifins ; fon capital n’augmente ni ne diminue ; il nedevient confëquemment ni plus riche, ni plus pauvre.Mais comme la nature donne à un pays ce qu’un autrene fàuroit avoir par la différence du climat ou d’autresraifons, f G it parce qu’il n’eft pas ft bpn , ou .quil neTome II, T t