330 INSTRUCTION'produit pas en fi grande abondance , il réfulte de cettemême différence un commerce d’un pays avec l’autre yau moyen duquel ils fe communiquent l’un à l’autre cequ’ils peuvent avoir de trop. Mais li un pays reçoit d’unautre plus qu’il ne donne , il paie le furplus en argentcomptant ; ce qui diminue fon capital d’une année àl’autre. Au contraire , s’il donne plus qu’il ne reçoit ,on lui paie également le furplus comptant ; St dans ceCas il devient plus riche. Ceci s’appelle la balance d’uncommerce; St c’eft d’après cela que l’on dit, qu’un pays,gagne ou perd la balance avec un autre.
§• * 5 *
Il eft facile de concevoir qu’un pays qui perd la ba-lance avec un autre , diminue tous les ans en capital, Stdevient par-là fi pauvre , qu’il ne lui en relie plus rien.Il faut qu’un Gouvernement ne perde point cette ba-lance de vue, ou fi , par des raifons inévitables , un payseft obligé de tirer de l’étranger plus de marchandifès,qu’il n’en iàuroit produire par lui-même, pour rétablircette même balance , il faut donc qu’il cherche d’autresreffeurces qui le mettent à même de pouvoir fe récii"pérer , afin de pouvoir conferver fon capital dans un®même force, l’augmenter même, s’il elt poffible, Stdevenir plus riche. Les pays où il exifte des Mines, ontdonc fans contredit les reffources les plus sûres p oü *