372 INSTRUCTION& dans la même proportion. Dans le premier cas, la dé-fenfe tombe par le cours des petites elpèces de mauvaisaloi ou billon ; dans le deuxième, la défenfe devientinutile , parce qu’auffi-tôt que l’on perd la balance avecfon voilin, on elt dans le cas de payer le furplus comptant;Sc dans le troilième cas, la circulation de l’argent enelpèces efl; à l’avantage du commerce ; car les nationsétrangères font obligées de payer le bralTage. En re-vanche ^ nous ne prenons leur argent que pour billon oumatière brute ; nous le monnoyons de nouveau, Sc nouséchangeons encore l’or Sc l’argent brut contre celui-ci :mais il faut tâcher ,.pour rendre le commerce favorable,de parvenir au point de le faire fortir avec avantage, Scde s’en fervir à proportion des autres pays. Nous avonsaffez. d’exemples de fes faits en France Sc en Hollande,
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Non-leulement l’or & l’argent qui fe tirent des Mines*mais encore toutes les vieilles elpèces, de telle naturequ’elles puilîent être 9 doivent être remifes à l’hôtel desmonnoies du Souverain. Il faut conféquemment avoir foiode ne point les tranlporter hors du pays. Une limple de-fenfe â cet égard , n’y remédieroit qu’autant qu’elles nepourroient point être vendues à un meilleur prix. L emoyen de conferver les vieilles elpèces d’or Sc d’argeitfdans le pays , Sc d’en introduire encore d’autres des paY*