S U R L’A R T D E S MI N E S. 371cipes, que l’empreinte d’un Seigneur'étranger, ait lemême crédit dans fes Etats. L’argent étranger ne doitêtre admis dans fon Royaume, que comme biilon oumarchandife brute , St fuivant la valeur intrinfeque del’or St de l’argent. Cependant il eft décidé , que cela nepourroit pas s’exécuter dansun pays qui gagne la balancefur fon voifin, St qui peut le forcer de donner fa mon-noie comme biilon ; au défaut de quoi, il faut permettrele cours de la monnoie étrangère , fans cependant qu’ilfoit libre d’en introduire d’autre qui ne foit pas propor-tionnée à la valeur intrinfeque de celle qui a cours dansle pays. Les efpèces de mauvais aloi St à mauvais titre ,doivent être défendues fous peine de confilcation 5 Sti’efpèce du bon aloi doit avoir rapport aux efpècescourantes qui circulent dans le commerce. Quant auxpetites efpèces étrangères ou biilon, elles ne doiventavoir aucun cours.
§. 5 6.
La défenfè de lai/Ter fortir la monnoie d’un pays , eftcontraire à la raifon. La bonne efpèce ne peut fortir quede trois maniérés ; i°. Si les mauvaifes efpèces étrangèrespafient en cours, alors la bonne efpèce fe change contrecelle-Jà, St fe tranfporte dans les Villes de monnoie dema uvais aloi ; i°. fi le pays perd la balance avec fon voi-î 3 °* fi une nation a pouffé fon commerce fi loin, qued obliger les nations étrangères à admettre fa monnoie,
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