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2 (1778)
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371
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S U R LA R T D E S MI N E S. 371cipes, que lempreinte dun Seigneur'étranger, ait lemême crédit dans fes Etats. Largent étranger ne doitêtre admis dans fon Royaume, que comme biilon oumarchandife brute , St fuivant la valeur intrinfeque delor St de largent. Cependant il eft décidé , que cela nepourroit pas sexécuter dansun pays qui gagne la balancefur fon voifin, St qui peut le forcer de donner fa mon-noie comme biilon ; au défaut de quoi, il faut permettrele cours de la monnoie étrangère , fans cependant quilfoit libre den introduire dautre qui ne foit pas propor-tionnée à la valeur intrinfeque de celle qui a cours dansle pays. Les efpèces de mauvais aloi St à mauvais titre ,doivent être défendues fous peine de confilcation 5 Stiefpèce du bon aloi doit avoir rapport aux efpècescourantes qui circulent dans le commerce. Quant auxpetites efpèces étrangères ou biilon, elles ne doiventavoir aucun cours.

§. 5 6.

La défenfè de lai/Ter fortir la monnoie dun pays , eftcontraire à la raifon. La bonne efpèce ne peut fortir quede trois maniérés ; i°. Si les mauvaifes efpèces étrangèrespafient en cours, alors la bonne efpèce fe change contrecelle-, St fe tranfporte dans les Villes de monnoie dema uvais aloi ; i°. fi le pays perd la balance avec fon voi-î 3 °* fi une nation a pouffé fon commerce fi loin, qued obliger les nations étrangères à admettre fa monnoie,

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