SUR L'A R T DES AUNES. n9le commerce florifTant. Mais ce n’eft point ici le .lieu detraiter de cet objet. Lorfque le Souverain a la préférencede l’achat des métaux de moindre qualité" <& des miné-raux , il faut alors un Confeil particulier- qui veille furcette partie, comme à Vienne, ou il y a. un Conlèildépendant de la Cour des Mines & de la Monnoie, quiporte le nom de Direction, du Commerce 'du produit désMines, .
§. 66 .
Quant au Commerce , on doit avoir pour principede ne jamais laiffer fortïr du pays les premières matièresqui peuvent être réduites en efpèces, pour obliger lesétrangers à les prendre. Les marchandifes doivent en for-tir fans payer aucuns droits de péage ni de douane. Cefyftême fouffre, quant au produit des Mines, cette ref-triélion, qu’étant indilpenlàble de tirer le produit desMines en brut, il doit jouir des mêmes exemptions queles marchandifes fabriquées, pour que, par le prix de lavente , on puilîe toujours être en concurrence avec lesautres pays. Mais l’entrée du produit des Mines étran-gères , fi toutefois celui du pays eft lùffifant, doit abfo-lument être prohibée.
§. 67.
Lorfque le produit des Mines peut à peine fbfKre pourles néceifités du pays, il faut en défendre la fortie. Au
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