SUR L’ART DES MINES. 385
iorfque je fuivois les Hôpitaux, m’a fuggéré cette ex-preilion, qu’on me permettra de conferver. Je croisquelle défigne allez bien cette elpèce de lavis de cou-leur jaunâtre ou verdâtre mêlée d’un livide plombe 9qui, fur le cadavre d’un homme luccombé en détail aune maladie interne plus ou moins longue, eft l’annoncefiniftre de la colliquation des chairs fous la peau, & unvéritable certificat mortuaire.
Dans YAJphyxie dont eft attaqué le Noyé ou leSuffoqué, la figure eft morne & fombre, les traits nefont plus animés par la penfée ; dans quelques occafionsle froid, la pâleur font répandus fur le corps (1) ; ün-fenfibilité léthargique , l’abfènce de tout ce qui caraéle;rifè extérieurement la vie, ont dû naturellement fairenaître l’idée du befoin de ranimer, tant à l’extérieurqu’à l’intérieur, les reftes de la chaleur naturelle quimenace de s’éteindre , la fenfibilité perdue : c’eft auffi ,pour l’ordinaire, par où l’on débute , vis-à-vis de touteperfonne privée , par un accident fubit & violent, desprincipaux attributs de la vie, & réduite dans une fitua-tion dans laquelle des fymptômes palpables & fènfiblesfont foupçonner ou appréhender la mort, félon que leVifage s’éloigne de l’état naturel , ou félon qu’il eft plus°u moins méconnoilfable.
(0 Les variétés qui s’obfervenc fur le cadavre du Noyé , fe trouvent bienécrites dans le Sytiopfa praxeos Me die £ } de M. Lieutaud, Lib.I j Sect,IlI >P«g* 20 S , Tonz. 2 .
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