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On fèroit néanmoins très - fondé à douter que cepremier fecours extérieur , ainfi que les différentes ma-nières généralement ufitées pour remplir ce but, foientindiquées bien pofitivement aux Noyés, qui font l’objetde l’inffruéHon publiée plufieurs fois depuis quelquesannées; l’examen feul, foit de l’indication qu’on a cruappercevoir unanimement, de réchauffer l’extérieur ducorps, foit des moyens à choifir, feroit la matière d’unecontroverfè qui entraîneroit une difcuflion fort longue ;les bornes de mon fujet ne me permettent pas de m’yengager. Je me contenterai d’expofèr fimplement cedoute, que je crois très-important, & auquel je n’ajou-terai que de courtes réflexions.
D’ailleurs, faute de favoir précifément de quellenature eft le premier défordre qui a porté dans toutel’économie animale le trouble aufli effrayant qu’inquié-tant , dont on apperçoit les effets lur toute la perfonned’un Mineur tenu pour mort après une fubmerfion; onne peut fe diflimuler qu’il n’eft pas poflible d afleoir unplan de traitement bien sûr , & on efl: obligé en mêm^temps d’avouer qu’il efl en conféquence aflez difficile auMédecin d’agir dans cette occafion en homme éclairé &en homme prudent.
En faif^nt même abftraélion de l’étiologie du mal >encore enfèvelie dans les ténèbres les plus profondes , &l’on veut fimplement envifager l’état du Noyé ou duSuffoqué, comme fyncoptique ou comateux, on