DES VOITURES. 87
du nerf qu’ona employé, ssayant pas un pied delong, la corde estfoible faute de liaison. On metcinq ou six cordes d'environ six à huit lignes dediamètre, à côté l’une de f autre, on les y faufille,on les graisse, & on les couv/e & entoure decuir noir. Cela fait des Soupentes plates, qui du-rent quatre ans ou environ , après quoi il faut lesrenouvelles.
Une des choies la mieux imaginée, pour ladouceur A la durée, est celle que je vais décrire.Ce ssest point des Soupentes, c’est des ressorts : ilsne font ni de fer ni de bois, mais de cordes à boïau.
Toute corde à boyau est faite de boyau de mou-ton : celui qu’on emploie à la fabrique, est un boyauqui, nettoyé & bien lavé, a environ trois aunes delong, & devient plat de la largeur ssun petit ru-ban, qu on appelle nompareille. On coud avecdes lanières minces des mêmes boyaux, ces petitsboyaux f un au bout de Tautre , suivant la lon-gueur qsson veut donner à fa corde, Sc on la faitsi épaisse que l’on veut, en ajoutant plus ou moinsde boyaux. On commence à les tordre ensembletout mouillés, ce qu’on recommence plusieurs foisà meíùre qssils lèchent. On conçoit qtsen léchantla corde amincit, & que pour en faire une dehuit lignes de diamètre, telle que celle dont jevais parler ; il faut furieusement de boyaux. Quandcette eípece de corde est sèche, elle est pleine' &plus dure à couper que le bout de tabac le plusferré, à quoi elle ressemble parfaitement. De ton-