DES V O I T U R E S. 89Fait - on en fait autant de Fautre côté.
On place le bout de chaque Soupente ay mi-lieu de la largueur du rouleau : on Fy arrête fer-me, puis on la tire vers laVoiture ; le rouleau tour-ne, les cordes suiv'ent, & en se tortillant elles«'appuient 8c se reposent íur les fusées, prêtes às’en retourner, ÍI on lâchoit la Soupente qu'ontient. Quand la tension est Insistante, on arrête laSoupente à une main, ou à un cric , attaché à íaVoiture; ainsi des autres, tant derriere que devant :j’aimerois mieux une main à rouleau, 8c bouclerla Soupente , pour pouvoir la retendre en cas debesoin. Les rouleaux du devant font susistans à huitpouces de diamètre. Il faut faire attention queFendroit où l'on a attaché le bout de la Soupente ,íe trouve en dessous quand elle est tendue. Ongraiste de teins en tems les cordes à boyau, avecune pâte épaisse de íàvon blanc, qu'on a délayéedans un peu d'eau : f huile ni la graisse ni vaut rien ;elles les brûlent.
On couvre ces ressorts de toile ou de cuir : onles met ordinairement fous les planches de devant8c de derriere.
Il y a quinze ans que Monsieur le Maréchal dêRichelieu en a une Voiture, qu'il nomme fa Dor-meuse , avec laquelle il a fait de grands voyages.Rien n’a encore manqué.
J'oubliois de dire que pour faciliter ía tension,on passe pendant Fopération un bâton dans undes trous HHH, qu’on a faits exprès, qui em-
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