VI
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
accouplées, de MM. Alcard et Buddiccom, mécaniciens anglais , qui ontmonté aux Chartreux , près Rouen , un grand atelier de construction pource genre d’appareils. Leur système, que nous avons relevé dans les plusgrands détails, diffère essentiellement de ceux que nous avons déjà pu-bliés (1), en ce que les cylindres sont placés sur les côtés de la machine,au lieu d’étre au dessous de la chaudière ; cette disposition qui paraît géné-ralement suivie en Amérique , mais avec des modifications, a été aussiadoptée sur quelques lignes anglaises, et l’est exclusivement sur le che-min de fer de Paris à Rouen .
M. Norris, l’un des premiers constructeurs de locomotives des Etats-Unis , a fait présenter par M. Cornu le dessin et le modèle en petit d’unemachine analogue, mais avec des dispositions de mécanisme toutes parti-culières, pour lesquelles il a fait prendre un brevet d’importation enFrance , en 1843, et qui sont surtout remarquables par les bielles à doublearticulation, et par l’ajustement du cadre sur les essieux , de manière àpermettre à tout l’appareil de s’obliquer au besoin, d’un côté ou de l’autre,sans difficulté.
Nous aurons à donner quelques nouveaux détails sur ces appareils etmême sur ceux proposés par MM. Moussard , Serveille, Mertens, etc., entraitant, lorsqu’il y aura lieu, du système atmosphérique de M. Hallette,que nous regrettons bien également de ne pas voir exposer.
Nous ne devons pas oublier de faire remarquer que la chaudronneriedes locomotives et tenders, comme des machines pour usines ou pourbateaux, peut être faite en France , aujourd’hui, aussi bien que partoutailleurs; on en a suffisamment la preuve, soit par la belle chaudière delocomotive, si bien assemblée et si bien rivée, qui sort des ateliers deM. Durenne , soit par son joli modèle de bateau en tôle, soit encore par lachaudière à bouilleurs de M. Lemaître, laquelle est entièrement faite mé-caniquement, soit enfin par les superbes appareils à cuire le sucre dansle vide, de MM. Derosne et Cail.
Ces derniers appareils ne sont pas seulement remarquables par leur par-faite exécution, mais encore par les bons produits qu’ils donnent, appli-qués à la fabrication du sucre de canne et de betterave, comme à la raf-finerie. Nous ne tarderons pas à les publier avec détails, persuadés quenous sommes qu’ils peuvent rendre de grands services aux fabriques denos colonies, comme aux fabriques de sucre indigène qui ne sont pas en-core bien montées. Nous donnons, en attendant, pour commencer (l re liv.,t. 4 e ), plusieurs appareils à cuire à la vapeur, à air libre, avec des noticeshistoriques sur les divers systèmes qui ont été successivement projetés oumis à exécution jusqu’ici ; nous parlons, nécessairement, dans ce nombre,de la chaudière exposée par M. Emery.
Nous avons déjà fait connaître les moulins en fonte pour écraser la canne
(t) Locomotives à détente, tomem, 2 c et 3c üvr., et t. iv, fc livr.