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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

fer. Présentés à lAcadémie des sciences , ils nont pas encore été jusquàprésent le sujet dun examen sérieux ; on pouvait du moins espérer denvoir plusieurs à lExposition, ne fût-ce quen modèle ou en dessin.Mais, soit quil nen ait pas été présenté beaucoup, soit quils aient étérefusés par le jury dadmission, nous en avons trouvé fort peu. Toute-fois , nous avons pu examiner avec satisfaction le système proposé parM. Noséda, de Mâcon. Comme il doit être prochainement mis à exécu-tion en grand, et essayé sur le chemin de fer de Paris à Orléans , nousespérons bien pouvoir en rendre compte avec exactitude. En attendant,il ne sera peut-être pas déplacé ici de dire quelques mots pour donnerune idée de ce mécanisme, qui nous paraît reposer sur de très-bons prin-cipes.

Cet appareil a pour objet dopérer lenraiement des roues dun wagondans un temps très-court, mais progressivement et sans secousses, et sansexiger defforts continus de la part du garde-frein ; au besoin, il peut êtremis en jeu par le rapprochement anormal des wagons ou la rencontre dunobstacle. Il consiste en un pignon droit, denté, fixé vers le milieu de lundes essieux du wagon, et pouvant sembrayer facilement par leffet dunéchappement mis à la disposition du garde-frein, avec une roue intermé-diaire plus grande, que lauteur a eu le soin dajuster folle sur son axe, etqui reste toujours engrenée avec une crémaillère placée horizontalementsous la caisse de la voiture. Dès que celle-ci est en marche, si on embrayele pignon , la crémaillère obéit à son mouvement, et agit sur des ressortsconvenablement disposés pour produire un effet de frein toujours croissantqui tend à augmenter la résistance, et par suite à sopposer à la rotationde lessieu. Cette crémaillère, continuant à avancer, agit bientôt sur dau-tres ressorts, et ne tarde pas à faire appuyer les freins ou sabots en boissur la circonférence des roues du second essieu , en y exerçant une actionde plus en plus grande, jusquà ce que le premier essieu, qui sert de mo-teur, cesse tout à fait de tourner. Avec une telle disposition, on peut arrê-ter complètement le convoi après quatre ou cinq tours de roues. On faitcesser lenraiement en remontant le châssis qui porte léchappement; lepignon est alors désembrayé, et laction des ressorts ramène toutes lespièces mobiles du mécanisme dans leur position primitive.

De tels appareils sont trop importants pour que nous ne cherchions pasà les faire connaître, dès que des expériences suivies les auront sanctionnéset en auront prouvé les bons résultats.

Plusieurs projets de chemin de fer, qui sécartent plus ou moins du sys-tème actuel, ont été présentés à lExposition , mais seulement en modèlesexécutés sur de très-petites échelles ; nous ne devons, quant à présent, lesmentionner que comme mémoire, nous proposant bien de les publier avecdétails lorsquils auront été appliqués en grand. Tel est le système de che-min de fer suspendu de M. Fouard; tels sont encore les projets de M. Lai-gnel, qui soccupe toujours de ce sujet avec une admirable persévérance ;