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la quantité d’eau évaporée dans la chaudière, que par celle du combus-tible employé, en ayant soin de rétablir, par de nouveaux chargements, leniveau de cette eau après chaque expérience.
Pans le tableau suivant, qui résume les expériences, l’ordre des chiffresindique les différents modes de construction des fourneaux dans l’ordre oùils ont été décrits ci-dessus, et les chiffres placés au-dessous de ces nu-méros indiquent les quantités relatives de combustibles employés pourobtenir le même effet ; par conséquent les chiffres les plus élevés indiquentles plus mauvais modes d’employer les combustibles.
Bois . . . |
K» 6
N» 5
N» 3
N° 2
N» 4
N» 1
63
68,8
68,69
72,19
73,23
100
Tourbe . J
N° 6
N» 3
N» 4
N» 5
N° 2
N° 1
100
53
66
71
72
76
Houille J
N° 3
N° e
No 2
N° 5
N» 4
91
N° 1
100
73
76
83
85
Voici les conséquences qu’on a tirées de ce tableau:
1° Le foyer dans lequel la chaudière a été suspendue librement et sanscarneaux a fourni un emploi moins avantageux du combustible que ceuxavec des carneaux ;
2° L’utilité des carneaux est bien plus sensible avec le feu de bois et latourbe qu’avec celui de houille, puisqu’on a épargné en combustible en-viron de 1/4 à 1/3 avec le bois, et presque de 1/4 à 1/2 avec la tourbe, etseulement de 1/10 à 1/4 avec la houille pour l’établissement des carneaux;
3° Généralement, la construction avec quatre demi-carneaux (N° 6) peutêtre considérée comme la plus avantageuse. C’est ensuite la constructionavec un double carneau (N° 3) qui, en moyenne, s’en rapproche le plus.Quant aux dispositions N° 2, N° 4, N° 5, elles ne diffèrent pas beaucouples unes des autres sous le rapport de leurs effets.
4° Le double carneau ( N u 3), qui entoure toute la chaudière, donne demeilleurs résultats que le carneau simple (N°-2) ; de même, quatre demi-carneaux (N° 6) donnent de meilleurs résultats que deux demi-carneaux(N° 5.)
5° Avec le feu de bois et de tourbe, deux demi-carneaux (N°5) ont plusd’effet qu’un carneau (N° 2), ctquatre demi-carneaux (N° 6) plusquedeuxcarneaux entiers (N“3). Bref, des carneaux, qui n’embrassent que lamoitié de la chaudière, méritent dans ce cas la préférence; tandis quedans un feu de houille, c’est précisément le contraire. La cause de cettedifférence repose sans doute sur ce qu’avec les combustibles (bois outourbe ) qui s’enflamment vivement, un retardement de l’air chaud , quidans ces demi-carneaux éprouve un changement subit dans la direction deson mouvement, est plus avantageux qu’avec la houille.