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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 21

donner à ces tiroirs une marche telle, quils puissent fermer les orificesdintroduction, à volonté, après le tiers, la moitié, ou les deux tiers de lacourse du piston. Nous ferons voir plus loin comment, en changeant sim-plement la position de la manette, il arrive à varier le degre de detente,pendant la marche même de lappareil.

M. Fourneyron a pris, en 1842, quelque temps après MM. Meyer, unbrevet dimportation de cinq ans, pour un système de détente qui nousa paru avoir de lanalogie avec celui de ces constructeurs, mais qui, cepen-dant, nous paraît bien inférieur dans les points il en diffère, quant àlapplication en grand. Dans ce système, les glissières ou les tiroirs destinésà opérer et régler la détente, ne sont autres que des pistons cylindriquesreliés par une même tige, filetée, dun bout, dun pas à droite, et de lautre,dun pas à gauche, et recevant le mouvement alternatif par un excentriqueplacé sur larbre moteur, et qui nest pas le même que celui qui fait mar-cher le tiroir de distribution. Ils sont renfermés dans une boîte cylindrique,percée de deux ouvertures, pour communiquer avec la boîte de distribu-tion , qui peut être construite comme à lordinaire. Pour varier le degré dedétente, pendant la marche, lauteur a proposé lemploi dune crémaillèreprolongée par une tringle jusquà larrière, pour porter une manette, et quiengrène avec un pignon droit denté, dont laxe est mis en communicationavec la tige des glissières, au moyen de roues dangle. Nous ne sachonspas que, jusquici, cette disposition ait été mise à exécution en France ;quoi quil en soit, le mécanisme, que lauteur se réserve dappliquer à toutesles machines à vapeur, nous a paru compliqué et peu commode, compara-tivement aux autres systèmes.

Un ingénieur dAlsace , M. Gonzenback, qui a fait létude des machineslocomotives chez MM. Meyer, a pris aussi un brevet dinvention de cinqans, le 18 février 1843, pour une disposition de détente variable appliquéeà ces moteurs. Le tiroir de distribution adopté par cet ingénieur est de mêmeforme que dans les machines que nous avons publiées (3 e livraison du3 e volume) ; lauteur lui donne une avance et des recouvrements néces-saires pour marcher à une première détente fixe. La boîte, fermée parune cloison horizontale percée de deux lumières, est surmontée duneseconde boîte qui renferme une seule glissière ou le tiroir de détente.Celui-ci nest autre quune espèce de cadre rectangulaire, dont la face, quisapplique sur la cloison, est séparée en deux parties par une traverse,pour former deux ouvertures qui établissent une communication entre letuyau darrivée de vapeur et la boîte de distribution, lorsque lune oulautre est en regard de lune des lumières pratiquées sur la cloison deséparation des deux boîtes. On conçoit que, si lon donne à cette glissièreun mouvement alternatif, elle viendra successivement ouvrir et fermerles lumières ; et si on varie ce mouvement, on interrompra plus tôt ou plustard la communication, par conséquent on pourra déterminer plus oumoins de détente. M. Gonzenbach peut remplir cette condition pendant la