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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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en règle exactement la position par une vis de rappel, comme celle appli-quée par les mômes constructeurs dans leurs machines à imprimer lestissus à plusieurs couleurs (1). Une aiguille solidaire avec le disque, indiquesur un cadran gradué, les diverses inclinaisons que lon peut donner aurayon dexcentrique, et par suite les différents degrés de détente que londoit obtenir.

Pour opérer le changement de position, ce qui exige évidemment quelappareil soit arrêté, il suffit de desserrer les deux vis de pression, et defaire tourner la vis de rappel dun côté ou de lautre; celle-ci entraînelexcentrique, tandis que son disque reste en place. Dès que laiguille estau point voulu, on resserre les vis et on peut mettre la machine en activité.

Mais, indépendamment de ce moyen de modifier la détente, on peutencore la changer pendant la marche de lappareil, par le levier à deuxbranches, sur lequel agit le tirant de lexcentrique. Pour cela, la brancheinférieure de ce levier est à coulisse, afin de rapprocher ou décarter deson centre le point d'attache du tirant, et pur suite, augmenter ou dimi-nuer la détente, à laide dune manette placée à larrière.

U résulte de ces dispositions quen donnant à lexcentrique additionnelun angle d'avance de 23 degrés, la détente peut varier de 2/12 à 7/12, etpour un angle de 65° elle varierait de 5/12 à 9/12 ; résultats qui sont véri-tablement remarquables, puisque la plupart des mécanismes de détenteappliqués aux locomotives, ne permettent de variation quà partir de laseconde moitié de la course du piston.

MM. A. Kœchlin et O , voulant éviter lallongement de l'essieu moteur,et nécessaire, par la disposition précédente des excentriques extérieurs,nont pas tardé à modifier ce mécanisme, afin de le rendre applicable auxlocomotives existantes. Ils suppriment, pour cela, ces excentriques addi-tionnels, et remplacent les glissières dune seule pièce, par des glissièresde deux pièces; ils font marcher ces dernières par les leviers des tiroirs dedistribution, de manière que ce soit celui de droite, par exemple, quicommande les glissières de gauche , et réciproquement. Les leviers sont àcoulisse et disposés de telle sorte que la course des glissières puisse varierde 30 à 70 millimètres. Ces habiles constructeurs viennent dapporter donouvelles modifications qui nous paraissent très-heureuses : ils adoptentpour la distribution les tiroirs verticaux placés latéralement aux cylindres,et pour la détente les glissières horizontales percées de deux ouvertureset marchant par les tirants d'excentriques.

M. Gouin , ingénieur des chemins de fer de Saint-Germain et de Ver­ sailles , sest également occupé, depuis quelque temps, de rechercher unmécanisme de détente variable. Nous avons entre les mains les tracés dunedisposition bien étudiée, et qui paraît avoir de lanalogie avec celle deMM. A. Kœchlin. Toutefois, la glissière est pleine, au lieu détre séparée

(I) Portefeuille industriel du Conservatoire (tome |c, 1834).