PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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en règle exactement la position par une vis de rappel, comme celle appli-quée par les mômes constructeurs dans leurs machines à imprimer lestissus à plusieurs couleurs (1). Une aiguille solidaire avec le disque, indiquesur un cadran gradué, les diverses inclinaisons que l’on peut donner aurayon d’excentrique, et par suite les différents degrés de détente que l’ondoit obtenir.
Pour opérer le changement de position, ce qui exige évidemment quel’appareil soit arrêté, il suffit de desserrer les deux vis de pression, et defaire tourner la vis de rappel d’un côté ou de l’autre; celle-ci entraînel’excentrique, tandis que son disque reste en place. Dès que l’aiguille estau point voulu, on resserre les vis et on peut mettre la machine en activité.
Mais, indépendamment de ce moyen de modifier la détente, on peutencore la changer pendant la marche de l’appareil, par le levier à deuxbranches, sur lequel agit le tirant de l’excentrique. Pour cela, la brancheinférieure de ce levier est à coulisse, afin de rapprocher ou d’écarter deson centre le point d'attache du tirant, et pur suite, augmenter ou dimi-nuer la détente, à l’aide d’une manette placée à l’arrière.
U résulte de ces dispositions qu’en donnant à l’excentrique additionnelun angle d'avance de 23 degrés, la détente peut varier de 2/12 à 7/12, etpour un angle de 65° elle varierait de 5/12 à 9/12 ; résultats qui sont véri-tablement remarquables, puisque la plupart des mécanismes de détenteappliqués aux locomotives, ne permettent de variation qu’à partir de laseconde moitié de la course du piston.
MM. A. Kœchlin et O , voulant éviter l’allongement de l'essieu moteur,et nécessaire, par la disposition précédente des excentriques extérieurs,n’ont pas tardé à modifier ce mécanisme, afin de le rendre applicable auxlocomotives existantes. Ils suppriment, pour cela, ces excentriques addi-tionnels, et remplacent les glissières d’une seule pièce, par des glissièresde deux pièces; ils font marcher ces dernières par les leviers des tiroirs dedistribution, de manière que ce soit celui de droite, par exemple, quicommande les glissières de gauche , et réciproquement. Les leviers sont àcoulisse et disposés de telle sorte que la course des glissières puisse varierde 30 à 70 millimètres. Ces habiles constructeurs viennent d’apporter donouvelles modifications qui nous paraissent très-heureuses : ils adoptentpour la distribution les tiroirs verticaux placés latéralement aux cylindres,et pour la détente les glissières horizontales percées de deux ouvertureset marchant par les tirants d'excentriques.
M. Gouin , ingénieur des chemins de fer de Saint-Germain et de Ver sailles , s’est également occupé, depuis quelque temps, de rechercher unmécanisme de détente variable. Nous avons entre les mains les tracés d’unedisposition bien étudiée, et qui paraît avoir de l’analogie avec celle deMM. A. Kœchlin. Toutefois, la glissière est pleine, au lieu d’étre séparée
(I) Portefeuille industriel du Conservatoire (tome |c, 1834).