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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
comme celle des constructeurs de Mulhouse , et son mouvement est différent :elle est commandée par un excentrique et un levier à coulisse, qui permetde varier sa course, pour changer le degré de détente ; l'auteur peut régler laposition exacte et la marche de cette glissière, au moyen d’une tringle pro-longée à l’arrière de la machine, où elle est filetée pour former vis de rappel.
Les modifications apportées par M. R. Stephenson, dans ses dernièreslocomotives, ne sont pas seulement relatives aux tiroirs de distribution età la détente, mais encore à d’autres parties essentielles des appareils; nouspouvons les énumérer en quelques lignes, avant d’en donner la descrip-tion détaillée.
On remarque d’abord, dans ces machines, que le cadre ou châssis est àl’intérieur des roues, au lieu d’être à l’extérieur, comme dans les précé-dentes ; de ce côté, M. Stephenson a suivi le système adopté depuis long-temps par M. Bury, dans ses locomotives à quatre roues extérieures. On areconnu que cette disposition présentait moins de causes de déraillement,en cas de rupture des essieux ; ceux-ci sont plus courts, et n’ont pas besoind’être retenus par quatre collets intermédiaires. Ce cadre est en fer méplatplacé de champ, au lieu d’être en bois garni de forte tôle, ce qui lui faitoccuper moins d’espace, et le rend proportionnellement moins lourd.
Les pompes alimentaires, placées à l’arrière, sont très-courtes, parceque leurs pistons sont commandés directement par des excentriques quifont marcher les tiroirs de distribution , au lieu de recevoir leur mouve-ment des pistons à vapeur. Leur vitesse est ainsi moins considérable etleur permet de mieux fonctionner.
Le papillon ou régulateur d’admission de vapeur est remplacé par unpetit tiroir horizontal, placé immédiatement sur la boîte de distribution,et communiquant par une tringle à la portée du conducteur de la machine.
L’échappement de la vapeur, qui est d’une si grande importance dansces appareils, est rendu variable par un disque horizontal percé de plu-sieurs ouvertures et placé vers le sommet du tuyau de sortie qui se renddans la cheminée.
La construction des roues est aussi modifiée; les rayons sont en ferd’angle, comme les cornières employées dans les bateaux en fer, ce quirend l’exécution plus simple et plus économique.
C’est surtout à cause de ces différentes modifications, qui constituentde véritables perfectionnements dans la construction de ces appareils, quenous avons cru devoir donner le dessin planche 3.
DESCRIPTION DE LA LOCOMOTIVE A MARCHANDISES,
DE M. B. STEPHENSON, REPBÉSENTÉE PL. 3.
La fig. l ro de cette planche représente la coupe verticale et longitudinalefaite au milieu de la machine, dans laquelle on a supposé la chaudièreenlevée.