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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Mcrtian prit un brevet de cinq ans, le 3 octobre 1834, pour un appareilà évaporation tubulaire (1). Cet appareil se compose d’un cylindre en ferde 0%46 de diamètre sur 5 mètres de longueur, traversé longitudinale-ment par dix tubes en cuivre de 54 millimètres de diamètre, complète-ment enveloppés de toute part par la vapeur que l’on introduit dans l’in-térieur du cylindre. Ce dernier est placé dans une position inclinée, et,vers son extrémité la plus haute, les dix tubes s’élèvent verticalement,pour servir de cheminées d’appel. On introduit le sirop dans ces tubes aumoyen d’un entonnoir, et les produits de l’évaporation s’échappent parlesportions verticales des tubes. Le sirop, arrivé à l’extrémité inférieure deces derniers, se déverse dans un rafraîchissoir. La vapeur condensée ducylindre s’échappe par un robinet disposé à cet effet, et celle qui ne l’estpas sort par un robinet qui l’introduit dans le double fond d’une chaudièreservant de réservoir au sirop non concentré pour le faire cuire plus promp-tement.
APPAREILS ÉVAPORATOIRES DE M. DEROSNE.
Le 26 juin de l’année 1828, M. Derosne prit un brevet de quinze ans, etensuite plusieurs brevets d’addition et de perfectionnement, pour desappareils propres à la fabrication et au raffinage du sucre (1). Ce brevet estun des plus complets que nous connaissions sur la matière, et, comme lapartie relative aux chaudières d’évaporation renferme plusieurs donnéesintéressantes, nous avons pensé qu’il serait peut-être bon d’entrer dansquelques détails à ce sujet.
Le principe de l’une des parties essentielles de ce brevet repose :
1° Sur l’évaporation continue et sur l’emploi de la vapeur, provenantd’un liquide soumis à l’action directe du feu, pour produire une nouvellemasse cle vapeurs sortant d’un liquide de même nature ou de nature diffé-rente ;
2° Sur l’application de la fermeture hydraulique aux chaudières sou-mises à l’action du feu, soit pour vérifier, à volonté, l’état des jus dans ceschaudières, soit pour les écumer ou les nettoyer sans leur faire subir lamoindre compression.
La fig. l re du dessin, pl. 3, donne la coupe verticale de l’une de ceschaudières avec sa fermeture hydraulique.
Le liquide à évaporer se rend dans la chaudière A par le tube a , par-court les différents circuits formés parles cloisons b, disposées en gradins,sur le fond, pour donner plus de facilité à l’écoulement du liquide, et ledéverser dans une autre chaudière par le tuyau c. Vers la partie supérieure
(1) Brevets expirés, tome XL, pag. 97.
(2) Tome XLIX des Brevets expirés, pag. 193 et suivantes, et pi. 16 el 17