PUBLICATION INDUSTHIELLE.
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des parois de la chaudière, on a soudé un rebord d, sur tout le contour, etformé une rigole que l’on doit maintenir constamment pleine d’eau. Lecouvercle B est muni d’un rebord qui pénètre dans cette rigole ; à soncentre est fixée une tige e, à laquelle est attachée une corde, qui passe surune poulie de renvoi, pour enlever le couvercle à volonté.
La vapeur provenant de l’évaporation du sirop, renfermé dans la chau-dière A, se rend dans le double fond de la chaudière G, composée, commela première, de plateaux évaporateurs à cloisons b' (fig. 2 et 3). Cette chau-dière G peut être prolongée indéfiniment, suivant la quantité de vapeurnon comprimée qu’on aurait à sa disposition ; elle est garnie extérieure-ment de bois pour préserver les doubles fonds et les parois latérales durefroidissement, qui peut avoir lieu par le contact de l’air.
M. Derosne observe qu’il est préférable de construire les plateaux éva-porateurs avec des divisions longitudinales, afin de faciliter l’écoulementdes sirops parvenus à une certaine consistance.
On voit que le principe sur lequel repose la construction de ces chau-dières est de diviser le jus, de telle sorte que le temps nécessaire à la cris-tallisation ne soit pas plus grand que si on opérait sur une petite quantité.M. Derosne, après avoir fait ressortir les avantages que l’on trouve à diviserla masse de sirop, fait encore remarquer (page 215 du tome 49 des Brevetsexpirés ), que la surface qui doit être parcourue par le jus sucré à évaporer,devrait être garnie de fils plus ou moins rapprochés, qui, formant ainsiautant de points d’arrêt, empêchent le jus de se porter sur les endroits oùil serait appelé par la pente ou quelque inégalité occasionnée par la voilurede l’appareil. Il ajoute que, dans le cas où les sirops sont déjà arrivés à uncertain degré de concentration , il est préférable d’employer les plateauxévaporateurs à divisions longitudinales, sans aucun arrêt, en se bornant àleur donner plus ou moins de pente, suivant le degré de consistance dessirops, qu’on ne ferait arriver que par filets très-petits.
On peut même terminer l’opération, dit M. Derosne (page 216), «en« plaçant verticalement ce système de chaudière, et, pour qu’elle occupe« moins de place, on peut lui donner la forme d’un cylindre, dont l’inté-« rieur recevrait la vapeur, et, pour gagner des surfaces, on pourrait encore« placer deux cylindres, d’un diamètre différent, l’un dans l’autre, et faire« parcourir par la vapeur l’espace qui existe entre les deux cylindres,« dont les surfaces intérieure et extérieure seraient utilisées pour l’éva-« poration. a
M. Derosne a également employé une disposition qui consiste à placerune série de tubes horizontaux les uns au-dessus des autres, très-rappro-chés, et près de se toucher. Les sirops se répandent sur le premier tube,au moyen de plusieurs robinets, et, se divisant en deux parties, dont cha-cune parcourt la demi-circonférence, ils se réunissent sur le deuxièmepour se diviser de même, et ainsi de suite, jusqu’au dernier.