Band 
Tome quatrième.
Seite
42
JPEG-Download
 

42

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

COLONNES ÉVAPÔRATOIRES DF. MM. DEROSNE ET CHAMPONNOIS.

En 1834, M. Champonnois prit un brevet dinvention de cinq ans pourun nouvel appareil évaporatoirc dont le principe avait été posé dans lebrevet précédent par M. Derosne . Les deux inventeurs ont donc cru devoirsentendre pour lexploitation de cet appareil en commun.

Les fig. 4, 5 et 6 du dessin, pl, 3, représentent, en élévation en coupeverticale et en plan (sur la ligne 1-2), lappareil tel quil a été construit,par la maison Derosne et Cail, en 1834 et 1835, pour une quarantaine defabriques de sucre.

La fig. 7 représente la coupe de l'appareil proposé par M. Champonnois,tel quil a été donné dans son brevet (1). La fig. 8 en est une section hori-zontale à la hauteur de la ligne 3-4.

On voit, par ces figures, qui ont évidemment beaucoup danalogie, quelappareil consiste en un cylindre vertical en cuivre A, de 5 à 6 mètres dehauteur, et entouré dune toile métallique B sur toute sa surface. Sa partiesupérieure est fermée et se termine par un rebord a, qui forme une espècede vase circulaire percé dune grande quantité douvertures, de 25 milli-mètres de hauteur sur 2 millimètres de largeur, et destinées à diviser lesirop qui doit se répandre sur toute la surface convexe de la colonne (fig. 4).Une seconde capacité b, concentrique à la première et percée comme elle,sert à produire une division plus complète ; on peut ainsi être assuré que larépartition sur la surface de la colonne est à peu près la môme partout.

La vapeur des générateurs arrive dans la colonne par le tuyau e, munidun robinet; la partie supérieure de cette colonne est surmontée dunetubulure g, portant une soupape de sûreté n, et la vapeur condensées'échappe par le tuyau j, également muni dun robinet.

La colonne est enveloppée de la toile métallique B, afin de maintenir etdaugmenter la division continuelle du sirop; les fils de celle toile formentautant de points darrêt qui permettent de mieux régler le degré de cuitedu jus; celui-ci arrive à la partie inférieure de la colonne dans lespaceformé par le pourtour C, d il sécoule, par le conduit k, dans le rafraî-chissoir.

Ce système dévaporation présente bien lavantage de la division infiniedu liquide à évaporer, parce que, dun côté, ce liquide est mis en contactavec une surface métallique chauffée par la vapeur, avec ou sans compres-sion, et, de lautre, il est exposé à laction de lair ambiant, qui sèche con-tinuellement la surface du jus et en vaporise leau.

Dans le brevet de M. Champonnois, on remarque, en outre, que lauteur,afin daugmenter laction vaporisante, renferme sa colonne évaporatoircdans une enveloppe métallique E, faite en deux parties réunies, à char-

tC Brevets ejrpiris, lome XL.