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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
COLONNES ÉVAPÔRATOIRES DF. MM. DEROSNE ET CHAMPONNOIS.
En 1834, M. Champonnois prit un brevet d’invention de cinq ans pourun nouvel appareil évaporatoirc dont le principe avait été posé dans lebrevet précédent par M. Derosne . Les deux inventeurs ont donc cru devoirs’entendre pour l’exploitation de cet appareil en commun.
Les fig. 4, 5 et 6 du dessin, pl, 3, représentent, en élévation en coupeverticale et en plan (sur la ligne 1-2), l’appareil tel qu’il a été construit,par la maison Derosne et Cail, en 1834 et 1835, pour une quarantaine defabriques de sucre.
La fig. 7 représente la coupe de l'appareil proposé par M. Champonnois,tel qu’il a été donné dans son brevet (1). La fig. 8 en est une section hori-zontale à la hauteur de la ligne 3-4.
On voit, par ces figures, qui ont évidemment beaucoup d’analogie, quel’appareil consiste en un cylindre vertical en cuivre A, de 5 à 6 mètres dehauteur, et entouré d’une toile métallique B sur toute sa surface. Sa partiesupérieure est fermée et se termine par un rebord a, qui forme une espècede vase circulaire percé d’une grande quantité d’ouvertures, de 25 milli-mètres de hauteur sur 2 millimètres de largeur, et destinées à diviser lesirop qui doit se répandre sur toute la surface convexe de la colonne (fig. 4).Une seconde capacité b, concentrique à la première et percée comme elle,sert à produire une division plus complète ; on peut ainsi être assuré que larépartition sur la surface de la colonne est à peu près la môme partout.
La vapeur des générateurs arrive dans la colonne par le tuyau e, munid’un robinet; la partie supérieure de cette colonne est surmontée d’unetubulure g, portant une soupape de sûreté n, et la vapeur condensées'échappe par le tuyau j, également muni d’un robinet.
La colonne est enveloppée de la toile métallique B, afin de maintenir etd’augmenter la division continuelle du sirop; les fils de celle toile formentautant de points d’arrêt qui permettent de mieux régler le degré de cuitedu jus; celui-ci arrive à la partie inférieure de la colonne dans l’espaceformé par le pourtour C, d’où il s’écoule, par le conduit k, dans le rafraî-chissoir.
Ce système d’évaporation présente bien l’avantage de la division infiniedu liquide à évaporer, parce que, d’un côté, ce liquide est mis en contactavec une surface métallique chauffée par la vapeur, avec ou sans compres-sion, et, de l’autre, il est exposé à l’action de l’air ambiant, qui sèche con-tinuellement la surface du jus et en vaporise l’eau.
Dans le brevet de M. Champonnois, on remarque, en outre, que l’auteur,afin d’augmenter l’action vaporisante, renferme sa colonne évaporatoircdans une enveloppe métallique E, faite en deux parties réunies, à char-
tC Brevets ejrpiris, lome XL.